Le Premier ministre français Philippe promet d’accélérer les politiques vertes | Internationale

Le Premier ministre français Philippe promet d’accélérer les politiques vertes | Internationale

L’écologie occupe soudain le centre de l’agenda européen. Le Premier ministre français, Édouard Philippe, a promis mercredi, lors de la déclaration de politique générale devant l’Assemblée nationale, une “accélération” des politiques environnementales au cours de la prochaine année. Cette annonce intervient après des mois de mobilisations dans la rue et le succès électoral de formations écologistes en France et dans l’Union européenne. Le discours, dans lequel Philippe a présenté une batterie de réformes visant à surmonter la crise des “vestes jaunes”, se terminera par un débat parlementaire et un vote de confiance envers le gouvernement.

“Aujourd’hui, personne n’a le monopole du vert”, a déclaré Philippe, un homme de droite modérée qui a occupé le poste de Premier ministre à l’ombre du tout-puissant Emmanuel Macron. “Nous devons inventer un modèle économique dans lequel la sobriété énergétique, les transports propres, des aliments sains, le recyclage progressent beaucoup plus rapidement que le taux de croissance économique”, a-t-il ajouté.

Le Premier ministre, qui devrait dorénavant assumer un rôle plus important dans la direction du gouvernement français, a détaillé les mesures – la majorité, déjà planifiées – visant à récupérer le drapeau contesté sur l’environnement. Il a cité la loi contre le gaspillage de produits non alimentaires, la rénovation de bâtiments ou l’idée d’un Conseil de défense écologique, qui s’est réuni pour la première fois il y a quelques semaines. Il a également proposé d’organiser des “conventions de citoyens” à partir desquelles de nouvelles propositions pourraient émerger.

Aucune de ces mesures n’est un changement de cap, mais elles font partie des efforts de Macron et de son gouvernement pour persuader les Français de la sincérité de leur engagement.


À son arrivée au pouvoir en 2017, Macron s’est présenté contre le monde en tant que leader de la lutte contre le changement climatique. Bientôt la déception est venue. En juillet 2018, le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, a démissionné, insatisfait du manque présumé d’engagement du président envers l’écologie et de son asservissement aux groupes de pression.

La révolte des gilets jaunes a compliqué les choses. La crise a commencé comme une protestation contre le taux de carburant écologique. Et il a mis sur la table la dentelle, pas toujours simple, entre le social et l’écologique.

Mais lors des élections européennes du 26 mai, les vestes jaunes avaient une présence testimoniale. En revanche, l’environnementalisme a obtenu l’un de ses meilleurs résultats par surprise. La liste Europa Ecología Los Verdes (EELV), dirigée par le député européen Yannick Jadot, a attiré 13,5% et se situe à la troisième place derrière le groupe national Re (Marine Group) de Marine Le Pen et Renacimiento, la liste de Macron.

Macron a pris note. Le succès d’EELV s’explique en grande partie par la saignée des électeurs qui, lors de l’élection présidentielle de 2017, avaient opté pour Macron. Le discours de Philippe était parsemé de clins d’œil au centre, déçu par le président. Certaines des mesures – telles que la réduction de l’impôt sur le revenu de 14 à 11% pour la première tranche – ont un aspect social.

Philippe a confirmé les deux réformes en suspens: l’assurance-chômage et les retraites, qui devraient impliquer la fusion des 42 régimes de retraite actuels dans un système unique et le maintien, avec souplesse, de l’âge de la retraite à 62 ans. les années Dans un calendrier législatif ambitieux avec un risque d’embouteillage, il a donné la priorité à la loi controversée sur la procréation assistée avant la révision constitutionnelle.

Le discours était la séance inaugurale de ce que Philippe a appelé l’acte 2 du quinquennat présidentiel. En même temps, cela représentait un acte d’affirmation. Pendant la crise du gilets jaunes et jusqu’aux élections européennes, c’était le détonateur qui pouvait sauter à tout moment. Bien que la liste macronista ait été perdue avant Le Pen, une partie du mérite de l’effondrement de son ancien parti lui a été attribuée, les républicains, le parti de la droite traditionnelle, qui a retiré 8,5% des voix. De nombreux électeurs de droite ont rejoint les rangs de Macron.

Devant l’Assemblée nationale, il a réclamé l’héritage des premiers ministres de centre gauche et de centre droit: Mendès-France, Pompidou, Rocard et son mentor Juppé. Lors du discours, lorsque l’opposition a tenté de le déconcentrer, il a prononcé une phrase qui le définit: “Rien ne me rend nerveux”.

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